mardi 30 août 2005

D'habitude...

D'habitude, ca me serait passé par dessus la tête. Un ouragan dans le golfe du Mexique, il y en a un tous les ans. Qu'il passe sur le sol américain avec des vents de plus de 200 km/h, et alors??

Mais ces derniers jours, c'est différent. Celle que j'attends de pied ferme ici était là-bas. Oh, chanceux comme je suis , elle avait prévu de partir de la Nouvelle Orléans Samedi, très tôt dans la matinée, quelques heures avant l'ordre d'évacuation. Cette ville, je l'ai connu à travers son regard, de ce qu'elle m'en disait et des récits de ses instants passés là-bas. J'étais même invité là-bas pour y passer quelques jours (oh non, pas cette année... je n'ai plus de congés). Je dois dire qu'une petite incursion en plein coeur du quartier français ne m'aurait pas déplût.

D'habitude, le malheur des uns et des autres (que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam), je m'en contre fous. Je ne suis pas une mère Thérésa en puissance. Mais voilà, difficile de rester insensible quand cela touche des personnes que l'on connait. Et dire qu'une partie de sa famille est restée là-bas en attendant que le cyclone passe... La savoir inquiète et soucieuse me cause un peu de souci. Heureusement qu'elle en est loin maintenant.

Encore quatre semaines et demi.

mardi 23 août 2005

Internet, tout ça, tout ça

Bertrand avait raison... Internet, le téléphone, tout ça, c'est bien... Avec le décalage horaire, c'est tout de suite un peu plus marrant! Alors voilà, souvent le matin, quand je regarde mes mails, je m'aperçois que la petite souris a déposé quelque chose dans ma boîte aux lettres. Quand je rentre tard le soir (ou tôt le matin, c'est selon), je peux l'appeler sans la déranger... enfin, presque ;-)

Enfin, voilà, une semaine déjà. Encore un peu plus de cinq et il n'y aura plus de décalage horaire. Une semaine que je suis un "perpétuel" connecté (enfin, dès que je rentre chez moi, hein!!! On est bien d'accord). Tout ça pour pouvoir lui déposer un sourire sur le visage et le voir en retour. Toutes ces petites attentions quotidiennes contribuent sans aucun doute à atténuer ce vide laissé... Heureusement.

Grâce à Internet, tout ça, tout ça.

vendredi 19 août 2005

Retour à la surface

Tout doucement, on apprend à vivre avec... ou plutôt sans. Difficile de ne plus sentir sa présence. Solitude omniprésente. Alors, pour y penser moins, je m'occupe. Je travaille, je vais voir des amis. En résumé, je me remplis la tête avec autre chose.

Bon point: j'ai repris la course à pied. Et ca fait mal aussi... Enfin, on se comprend hein. C'est pas pareil :-)
Ah oui, je vais à Boston la première semaine d'octobre. Qui veut venir ? Personne ne demandera pourquoi...

mardi 16 août 2005

La vie, c'est tellement facile...

Comme on dit, la vie continue. L'ultimatum qui nous était annoncé a expiré hier. Une dernière excursion ensemble, direction Francfort. Les halls d'Aéroport ne changeront jamais. Des hommes d'affaires qui courent dans tous les sens, des touristes avec des gros bagages et des amoureux qui s'enlacent.
Certains d'entre vous l'avaient pressenti. Je le savais, elle le savait. Mais on faisait semblant de ne le savoir. Et malgré tous nos efforts, la voilà de l'autre côté de l'Atlantique. Alors qu'elle dort encore à cette heure-ci, je suis, comme tous les jours, au boulot (oui, je sais, c'est pas bien de poster du bureau!!). Rien ne change pour moi. La routine reprend le dessus. Mais à la différence suivante. Cette petite personne (ben oui, 1,54m, c'est pas bien grand) s'est frayée un passage et occupe maintenant une place importante. Place qui demeure vide en attendant son retour...

On a beau se dire que cela sera pour bientôt, la douleur est encore trop vive. C'est toujours les larmes aux coins des yeux que je pense à elle...

mercredi 10 août 2005

La curiosité est un...

Afin d'assouvir votre curiosité et d'apaiser votre inquiétude de ne pas m'avoir vu depuis de longues semaines, je vais vous faire une révélation! Je suis maintenant accompagné... Oh, plus pour longtemps. Mais là, c'est une longue histoire, croyez moi.

Alors voilà, tout a commencé un soir de juin. Une rencontre anodine, quelque peu surprenante. Des affinités qui se sont créees. Et un beau jour, paf! Et pourtant, rien ne me prédestinait à vivre cette aventure. La première fois que je l'ai rencontrée, je ne lui ai pas parlé. Ben oui... il fallait parler anglais et comme elle parlait pas allemand. Qu'est ce que je pouvais bien lui dire??? Bref, une jeune taiwanaise (d'ailleurs, ne dites jamais que Taiwan, c'est la Chine, cela peut s'avérer dangereux) qui étudie depuis plus de 4 ans aux États-Unis. Quelle idée! Moi qui il y a quelques années disais ne jamais aller à l'étranger et ne pas vouloir apprendre de langues étrangères tant cela m'était inintéressant. Me voilà planté de bien belle manière face à mes contradictions. Oui, bon ben... on peut changer d'avis, non?

Des amis me disaient il n'y a pas si longtemps que cette relation était amusante étant donné le contexte. Un Français et une Taiwanaise émmigrée aux États-Unis pour étudier se rencontrant en Allemagne et bien entendu, la cerise sur le gâteau, personne ne parlant la langue maternelle de l'autre. Je sais pas dans quoi je m'embarque mais j'y vais, c'est sûr!

Voilà. Maintenant vous savez presque tout. Vous ne croyez pas que je vais tout vous raconter??

mardi 9 août 2005

I survived

J'ai survécu. Vous auriez pu en douter étant donné le silence radio qui s'en est suivi. La petite sauterie anglophone de 2 heures s'est passée comme sur des roulettes! Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, j'ai enchaîné sur une présentation de 4 heures 2 jours plus tard précédée d'un petit échauffement en allemand. Je suis un challenger trilingue!!! Waouh... ca en jette, hein!! Non?? Bon, ben je vais continuer si on ne peut même plus se la raconter.

Bref... Bien entendu, je n'en suis pas sorti indemne étant donné la tâche qui m'était confiée. Le sujet de la présentation était dédié à la chute ainsi qu'à la mauvaise foi. Autrement dit, dire que ce qui n'est techniquement pas réalisable est la meilleure solution bien que tout le monde pose la question suprême "Pourquoi vous utiliser la solution pas géniale géniale et que vous ne voulez pas utiliser la solution évidente". Alors là, on ouvre le parachute (ou le parapluie, c'est selon) et on ne dit rien. On pointe la doigt vers le ciel et on dit "Ca vient de là-haut".

Après toutes ces émotions, j'ai dû enduré une semaine de vacances pas reposantes du tout mais dépaysantes... Le compte-rendu?? Plus tard. Il faudrait peut-être que je travaille.