On ne se rend pas bien compte des avantages que nous procurent cette fierté d'être né en Europe. Ce vieux continent d'où émanent nombres de traditions bien ancrées dans l'inconscient collectif. Ce vieux continent qui peut narguer le monde entier en ne prononçant qu'un seul mot : "culture". Par là, j'entends bien entendu "Arts de vivre, Diversité, Ouverture". Alors lorsque l'on y est né, on ne s'en rend pas bien compte. Ce n'est alors qu'au contact des "étrangers" qu'on prend pleinement consience de cette dimension.
Déjà qu'un océan, c'est déjà pas mal. Voilà que l'administration s'en charge. En tant qu'Européen (membre de l'Union Européenne), on ne comprend pas vraiment tous ces problèmes liés au mythe de la vieille Europe. Les demandes de Visa et autres autorisations de séjour...
Quand on n'a pas la chance d'être né ici, il faut montrer patte blanche. Plusieurs fois d'ailleurs. Et cela peut prendre plusieurs mois. Après avoir cru que cela aurait pu être plus facile que pour les États-Unis, nous voilà face à une nouvelle épreuve. Celle qui arrivera ici dans quelques semaines (normalement... si elle obtient le visa) devra passer par les services de l'immigration pour obtenir un visa de touriste (auquel je devrais sûrement adjoindre une déclaration de prise en charge), puis pour obtenir un visa du type "Language Courses" (dans la limite du possible... vouloir prendre des cours de langues avant de s'incrire à l'Université n'est pas la meilleure idée). Puis, il suffira d'obtenir un visa étudiant par la suite... Tout paraît limpide maintenant. On n'est pas sorti de l'auberge...
Alors, née sous d'autres cieux, elle n'a pas la chance que j'ai pour passer les frontières. J'aurais souhaité que cela puisse être plus facile mais de toute évidence, la route est semée d'embûches. De toute façon, dès qu'il y a des étrangers dans l'histoire, tout se complique plus vite. Et cela fait déjà deux ans que cela dure (dans une moindre mesure tout de même, je suis chanceux).
mardi 18 octobre 2005
lundi 10 octobre 2005
Décalé...
Après de nombreuses péripéties aériennes, me voilà enfin de retour en Allemagne. Ces compagnies aériennes qui m'ont volé un temps si précieux...
Me faire arriver 2h plus tard là bas alors qu'on m'attendait (et moi qui n'aime pas me faire attendre), me faire croire que le contrôle de sécurité peut durer 45 minutes lorsque l'on veut partir des Etats Unis, je crois que j'aurais tout eu. J'aurais pu décidement profiter un peu plus d'elle avant le départ étant donné que l'équipage n'est arrivé que 15 minutes après l'ouverture théorique de l'embarquement (soit 30 minutes avant le décollage théorique), que l'embarquement a débuté avec 30 minutes de retard. Cela fait donc au total 3 heures de volées !!! Merci American Airlines, la compagnie aérienne au petit-déjeuner continental sans ne serait-ce qu'une ébauche de pain... Deçu. Et triste en plus.
De toute façon, Samedi avait débuté sous des mauvaises augures. Pluvieux, venteux. Tout était là pour coïncider avec la triste mine que nous arborrions, sachant l'échéance inéluctable...
Finalement, j'arrivai à Paris à 6h50, heure locale pour attendre 3h30 mon prochain vol. Le brouillard à Francfort ayant lui aussi décidé d'être de la partie. J'étais enfin chez moi à 14h30. Elle se réveillait de l'autre côté de l'océan, tendant le bras espérant trouver quelqu'un à ses côtés...
Ayant peu dormi, je suivai alors les conseils que l'on m'avait dormi. "Ne dors pas avant que la nuit ne tombe, sinon, tu te réveilleras au milieu de la nuit sans vraiment comprendre". Je l'ai suivi ce conseil ! Je suis allé me coucher à 23h30. Bizarrement, je n'éprouvais pas le besoin de dormir mais je me suis endromi tout de suite. Et je me suis malheureusement réveillé à 11h20, mon réveil ayant eu des petits problèmes. Pour commencer le boulot à 8h, c'est relativement moyen. J'avais formation aujourd'hui (et demain aussi d'ailleurs). Par chance, elle commençait à 10h et je connaissais tout ce qui a été dit au départ... Je n'ai pas raté grand chose.
J'ai moyennement envie de dormir maintenant et j'arrive à me lever après 9h du matin sans problème. En un mot, je suis complétement décalé...
Me faire arriver 2h plus tard là bas alors qu'on m'attendait (et moi qui n'aime pas me faire attendre), me faire croire que le contrôle de sécurité peut durer 45 minutes lorsque l'on veut partir des Etats Unis, je crois que j'aurais tout eu. J'aurais pu décidement profiter un peu plus d'elle avant le départ étant donné que l'équipage n'est arrivé que 15 minutes après l'ouverture théorique de l'embarquement (soit 30 minutes avant le décollage théorique), que l'embarquement a débuté avec 30 minutes de retard. Cela fait donc au total 3 heures de volées !!! Merci American Airlines, la compagnie aérienne au petit-déjeuner continental sans ne serait-ce qu'une ébauche de pain... Deçu. Et triste en plus.
De toute façon, Samedi avait débuté sous des mauvaises augures. Pluvieux, venteux. Tout était là pour coïncider avec la triste mine que nous arborrions, sachant l'échéance inéluctable...
Finalement, j'arrivai à Paris à 6h50, heure locale pour attendre 3h30 mon prochain vol. Le brouillard à Francfort ayant lui aussi décidé d'être de la partie. J'étais enfin chez moi à 14h30. Elle se réveillait de l'autre côté de l'océan, tendant le bras espérant trouver quelqu'un à ses côtés...
Ayant peu dormi, je suivai alors les conseils que l'on m'avait dormi. "Ne dors pas avant que la nuit ne tombe, sinon, tu te réveilleras au milieu de la nuit sans vraiment comprendre". Je l'ai suivi ce conseil ! Je suis allé me coucher à 23h30. Bizarrement, je n'éprouvais pas le besoin de dormir mais je me suis endromi tout de suite. Et je me suis malheureusement réveillé à 11h20, mon réveil ayant eu des petits problèmes. Pour commencer le boulot à 8h, c'est relativement moyen. J'avais formation aujourd'hui (et demain aussi d'ailleurs). Par chance, elle commençait à 10h et je connaissais tout ce qui a été dit au départ... Je n'ai pas raté grand chose.
J'ai moyennement envie de dormir maintenant et j'arrive à me lever après 9h du matin sans problème. En un mot, je suis complétement décalé...
vendredi 7 octobre 2005
Everything's weird...
Permiere fois. Permieres surprises. Tout me parait etrange ici. Choc culturel sans precedent. Je m'y attendais...
Petit extrait croustillant:
En revenant du Canada, simple controle de routine aux frontieres. Discours etonnant, surrealiste. Je suis au volant. Je donne les passeports a "Monsieur l'Agent". Il voit mon passeport, me demande si je parle anglais. Et de une !!! Et puis, c'est l'escalade...
"Hi you guys. Why have you been in Canada ?"
... tourism..??!!??!?
"How long?? Where??"
... 3 days. Niagara Falls.
"What are you doing in America?"
... She studies in Rhode Island and I'm just visiting her.
"Ok guys. Where have you met eachothers"
... in Germany.
"Ok. You need to go to the office for the security control. I take your passports and your visa. See you there".
Alors, voila. On attends une demi heure la bas... juste pour un autographe sur son passport a elle!!! Il faut dire qu'un français et une taïwanaise qui veulent entrer aux Etats Unis apres avoir passé quelques jours au Canada, et, qui plus est, se sont rencontréss en Allemagne, ca doit leur faire froid dans le dos...
D'ailleurs, je vais essayer de profiter de cette situation particulière jusqu'à demain soir 23h, heure de Paris.
NB : Conduire une automatique, c'est vraiment bizarre... Je crois que je ne m'y ferai jamais et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. La signalisation routiere est particuliere... Des feux au milieu de nulle part, des autoroutes qui se se dedoublent sans même y faire apparaitre une ligne blanche...
NB2 : Le café ici est formidable...
NB3 : Les chutes du Niagara, c'est vraiment impressionnant. Les photos, bientôt.
NB4 : Faire ses courses ici, c'est une ruine. Bizarrement, le prix à la caisse est supérieur à celui affiché en rayon. Note pour plus tard : ne pas oublier d'ajouter la TVA...
NB5 : Aller au restaurant, ca peut etre dangereux. Cf. NB4. En plus, il faut laisser un enorme pourboire même si le service n'est pas au rendez-vous. Question de culture...
Petit extrait croustillant:
En revenant du Canada, simple controle de routine aux frontieres. Discours etonnant, surrealiste. Je suis au volant. Je donne les passeports a "Monsieur l'Agent". Il voit mon passeport, me demande si je parle anglais. Et de une !!! Et puis, c'est l'escalade...
"Hi you guys. Why have you been in Canada ?"
... tourism..??!!??!?
"How long?? Where??"
... 3 days. Niagara Falls.
"What are you doing in America?"
... She studies in Rhode Island and I'm just visiting her.
"Ok guys. Where have you met eachothers"
... in Germany.
"Ok. You need to go to the office for the security control. I take your passports and your visa. See you there".
Alors, voila. On attends une demi heure la bas... juste pour un autographe sur son passport a elle!!! Il faut dire qu'un français et une taïwanaise qui veulent entrer aux Etats Unis apres avoir passé quelques jours au Canada, et, qui plus est, se sont rencontréss en Allemagne, ca doit leur faire froid dans le dos...
D'ailleurs, je vais essayer de profiter de cette situation particulière jusqu'à demain soir 23h, heure de Paris.
NB : Conduire une automatique, c'est vraiment bizarre... Je crois que je ne m'y ferai jamais et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. La signalisation routiere est particuliere... Des feux au milieu de nulle part, des autoroutes qui se se dedoublent sans même y faire apparaitre une ligne blanche...
NB2 : Le café ici est formidable...
NB3 : Les chutes du Niagara, c'est vraiment impressionnant. Les photos, bientôt.
NB4 : Faire ses courses ici, c'est une ruine. Bizarrement, le prix à la caisse est supérieur à celui affiché en rayon. Note pour plus tard : ne pas oublier d'ajouter la TVA...
NB5 : Aller au restaurant, ca peut etre dangereux. Cf. NB4. En plus, il faut laisser un enorme pourboire même si le service n'est pas au rendez-vous. Question de culture...
vendredi 30 septembre 2005
Youpi Matin!!!
Aux aurores du jour (enfin, le soleil n'est toujours pas là), j'ai pu voir un remake de Youpi Matin... Et je vous le répète : j'ai beau être matinal, j'ai mal. La journée ne fait que commencer. Fin prévue d'émission : dans longtemps, je sais pas encore mais vraisemblablement demain matin...
jeudi 29 septembre 2005
Pleiade cinématographique
Demain, je tournerait un remake de "Une journée en enfer" et de "Un jour le plus long" en même temps. Le défi est là, et ce n'est pas pour me déplaire. La journée sera usante, fatiguante, harassante... sinon, ce qu'il y a au bout n'aurait pas autant d'importance.
Après un réveil à 3h, un train à 4h30, un enregistrement à Francfort, puis un potentiel second enregistrement à Manchester, j'arriverai là-bas autour de midi, heure locale. 18 heures en fait pour moi. Mais la journée ne fera que commencer. Après avoir dit que je ne suis pas un terroriste, ni même un bolchévique repenti, j'aurais le droit de sourire pour la photo et de me laver les mains après avoir montrer "patte blanche". Bref, toute une histoire pour traverser un océan. Ce qu'il ne faut pas faire. Ensuite, il y aura le déjeuner (ou le dîner, c'est selon son horloge biologique), puis l'après midi. puis le re-dîner, puis peut-être que j'irai dormir... ou pas. Lorsque le jour commence à 3h et qu'il se termine autour de 6h le lendemain, ca risque de faire mal...
Ensuite, on ira là-bas, puis là-bas et aussi là-bas. Mais pas là-bas, désolé Miss Lulu... De toute façon, je pense en raconte des morceaux ici...
En conclusion, "J'ai beau être matinal, je vais avoir mal"...
Après un réveil à 3h, un train à 4h30, un enregistrement à Francfort, puis un potentiel second enregistrement à Manchester, j'arriverai là-bas autour de midi, heure locale. 18 heures en fait pour moi. Mais la journée ne fera que commencer. Après avoir dit que je ne suis pas un terroriste, ni même un bolchévique repenti, j'aurais le droit de sourire pour la photo et de me laver les mains après avoir montrer "patte blanche". Bref, toute une histoire pour traverser un océan. Ce qu'il ne faut pas faire. Ensuite, il y aura le déjeuner (ou le dîner, c'est selon son horloge biologique), puis l'après midi. puis le re-dîner, puis peut-être que j'irai dormir... ou pas. Lorsque le jour commence à 3h et qu'il se termine autour de 6h le lendemain, ca risque de faire mal...
Ensuite, on ira là-bas, puis là-bas et aussi là-bas. Mais pas là-bas, désolé Miss Lulu... De toute façon, je pense en raconte des morceaux ici...
En conclusion, "J'ai beau être matinal, je vais avoir mal"...
mercredi 28 septembre 2005
Pari tenu
Voilà, lorsqu'il est sorti, j'étais dans ma période "releveur de défis". J'ai craqué. Je l'ai acheté. En anglais en plus, tout inconscient que je suis. J'ai dû m'y mettre sérieusement pour ne pas avoir à essuyer l'affront. Quelle désillusion de lire après que la version française paraîsse...J'ai mis un petit mois pour le lire à force de prendre le train deux fois par jour. J'y suis enfin arrivé. Ne vous inquiétez pas non plus. C'est pas de la grande littérature. Sinon, ca se saurait. Il n'empêche qu'il est fidèle à ses prédécesseurs. L'histoire évolue avec la maturité du héros (et il s'en prend dans la tête le gaillard, croyez moi). Y'a des gentils, des méchants, des énigmes capillo-tractées, des morts et même des survivants (si si, c'est possible, même à Hogwarts). Bref, la même recette qu'avant.
Je suis un consommateur, oui. Mais j'assume totalement. Tant que c'est pour un livre...
lundi 26 septembre 2005
Maman s'occupe de nous...
C'est rassurant de savoir qu'une maman n'est pas très loin. Elle nous demande régulièrement ce que l'on veut manger, nous prépare des petits repas équilibrés (toujours arrosés noyés de sauce, je suis en Allemagne quand même) et fait très attention à notre équilibre mental, physique, etc. Les formations "Life and Work Balance" pour les plus préssurisés d'entre nous (rassurez-vous, je n'en fait pas partie. Je ne suis qu'un sbire au milieu de la foule), le sauna, les courts de tennis et le petit complexe de remise en forme avec même la petite télévision en hauteur pour faire Toutou youtou comme Véronique et Davina, la douche en moins. Quoique, dans les vestiaires des hommes, on n'aimerait ne pas devoir y assister. Inutile de me poser la question au sujet des vestiaires des femmes, je n'en sais rien! Il faut dire que c'est bon de pédaler comme un con individu soucieux de sa silouhette, mais ne voulant pas se confronter à Dame Nature en extérieur, en regardant Viva (c'est comme MTV, mais en pire). Personnellement, j'adore tellement que je l'ai fait une fois. Pour ne pas mourir idiot, hein ! On est bien d'accord... Moi qui préfère courir quelque soit la météo, ca me faisait des trucs tout bizarres partout de gesticuler en regardant la télé. Du grand n'importe quoi. La télé, tout le monde sait que ça se regarde allongé avachi sur un canapé.
Alors voilà, Maman, ce n'est pas Dame Nature. Ce n'est ni Maman (ni la mienne, ni la vôtre... faut pas pousser non plus. Qu'est ce qu'elles viendraient faire ici, je vous le demande ! ). C'est la charmante et élégante multi-nationale qui me donne un revenu mensuel pour subvenir à mes besoins et accessoirement traverser l'Atlantique (il faut que je me prépare psychologiquement à baisser mon pantalon (j'éspère virtuellement) devant ces gentils citoyens américains pour leur montrer que je n'ai pas de bombe cachée quelque part. Non non, je ne suis pas de mauvaise foi mais corrigez moi si je me trompe, j'en serai rassuré)1.
On l'appelera XXX (même si l'anonymat est difficile à conserver) pour faire plus simple. Alors, voilà, XXX nous donne des fruits tous les vendredis midi pour tous les pauvres célibataires qui n'auraient pas de mère ou de femme pour les nourrir le week-end. XXX nous donne des conseils pour savoir comment régler notre chaise de bureau. Elle nous donne également des conseils si l'on veut faire 15 minutes de "gymnastique" am Platz2 tous les jours !!! On peut profiter du sauna, des vestiaires si l'on veut faire du sport "entre midi et deux"3, ou même le soir (si l'on veut rester plus tard pour travailler et si personne ne nous attend, si avoir une vie sociale est un concept inconnu).
En résumé, il y a plein de gens qui travaillent juste pour notre confort. Et ça, je trouve ça vraiment bien. Ensuite, c'est la déformation de l'usage initialement envisagé qui me plaît moins mais c'est une autre histoire. Et il y a même un cabinet médical. Si si et même que j'y suis allé ce matin parce que j'ai attrapé froid samedi et que ca me soulait quelque chose de bien d'aller chez le médécin ici (ça ne va pas commencer après presque 2 ans, non mais!). Je suis ressorti de là avec plein de petites choses bonnes pour mon corps et qui me font me sentir mieux. Et cela m'a évité de perdre une après-midi en allant chez le médecin. Parce que c'est pas tout ça, mais j'ai un voyage à préparer !!! Vendredi, j'envisage de faire un remake du Jour le plus long. Alors, on est quand même bien content quand Maman s'occupe de nous.
1. Soit dit au passage, ça, c'est une parenthèse digne d'un grand professionnel de la digression.
2. Comprendre par là... sans bouger ses fesses de son siège, sinon ca ne serait plus de la gymnastique et puis, on perdrait en productivité. Et puis, ça fait un peu con de bouger de sa chaise pour faire de la gym et ne pas rester au coin café pour boire la solution aux couleurs "Nescafé Cappuchino de Maxell c'est toujours un succès" (un message subliminal s'est subrepticement introduit ici... et c'est pas facile à écrire en plus ! )
3. Ceci est un non sens total. Je vous rappelle qu'ici, c'est l'Allemagne. "Entre midi et deux" n'est pas une expression traduisible facilement. Oh, bien entendu, on pourrait dire "Zwischen zwölf und zwei" mais non en fait. Tout bon traducteur vous dira que cela se traduit par "Schaff mal was, du Faulersack !!", ce qui correspond tout à fait à la coutume "manger avec un lance-pierres".
Alors voilà, Maman, ce n'est pas Dame Nature. Ce n'est ni Maman (ni la mienne, ni la vôtre... faut pas pousser non plus. Qu'est ce qu'elles viendraient faire ici, je vous le demande ! ). C'est la charmante et élégante multi-nationale qui me donne un revenu mensuel pour subvenir à mes besoins et accessoirement traverser l'Atlantique (il faut que je me prépare psychologiquement à baisser mon pantalon (j'éspère virtuellement) devant ces gentils citoyens américains pour leur montrer que je n'ai pas de bombe cachée quelque part. Non non, je ne suis pas de mauvaise foi mais corrigez moi si je me trompe, j'en serai rassuré)1.
On l'appelera XXX (même si l'anonymat est difficile à conserver) pour faire plus simple. Alors, voilà, XXX nous donne des fruits tous les vendredis midi pour tous les pauvres célibataires qui n'auraient pas de mère ou de femme pour les nourrir le week-end. XXX nous donne des conseils pour savoir comment régler notre chaise de bureau. Elle nous donne également des conseils si l'on veut faire 15 minutes de "gymnastique" am Platz2 tous les jours !!! On peut profiter du sauna, des vestiaires si l'on veut faire du sport "entre midi et deux"3, ou même le soir (si l'on veut rester plus tard pour travailler et si personne ne nous attend, si avoir une vie sociale est un concept inconnu).
En résumé, il y a plein de gens qui travaillent juste pour notre confort. Et ça, je trouve ça vraiment bien. Ensuite, c'est la déformation de l'usage initialement envisagé qui me plaît moins mais c'est une autre histoire. Et il y a même un cabinet médical. Si si et même que j'y suis allé ce matin parce que j'ai attrapé froid samedi et que ca me soulait quelque chose de bien d'aller chez le médécin ici (ça ne va pas commencer après presque 2 ans, non mais!). Je suis ressorti de là avec plein de petites choses bonnes pour mon corps et qui me font me sentir mieux. Et cela m'a évité de perdre une après-midi en allant chez le médecin. Parce que c'est pas tout ça, mais j'ai un voyage à préparer !!! Vendredi, j'envisage de faire un remake du Jour le plus long. Alors, on est quand même bien content quand Maman s'occupe de nous.
1. Soit dit au passage, ça, c'est une parenthèse digne d'un grand professionnel de la digression.
2. Comprendre par là... sans bouger ses fesses de son siège, sinon ca ne serait plus de la gymnastique et puis, on perdrait en productivité. Et puis, ça fait un peu con de bouger de sa chaise pour faire de la gym et ne pas rester au coin café pour boire la solution aux couleurs "Nescafé Cappuchino de Maxell c'est toujours un succès" (un message subliminal s'est subrepticement introduit ici... et c'est pas facile à écrire en plus ! )
3. Ceci est un non sens total. Je vous rappelle qu'ici, c'est l'Allemagne. "Entre midi et deux" n'est pas une expression traduisible facilement. Oh, bien entendu, on pourrait dire "Zwischen zwölf und zwei" mais non en fait. Tout bon traducteur vous dira que cela se traduit par "Schaff mal was, du Faulersack !!", ce qui correspond tout à fait à la coutume "manger avec un lance-pierres".
vendredi 23 septembre 2005
Coup de Poker
Alors qu'un ami n'arrêtait pas de me parler de cela, j'ai finalement craqué. Je sais, c'est mal. Mais je l'ai fait. J'ai tout posé sur la table et nous sommes partis pour quelques heures.
Il avait tout ce qu'il fallait pour faire comme les "pros": la valise, les jetons, le talent et surtout la chance. Peu enclin à perdre ce que j'avais mis sur le tapis, je me retenais. 10 € devant moi. Des piles de jetons bleus, blancs, rouges et noirs. Tout de suite, cela confère un petit quelque chose au jeu. Lorsque le but est d'en avoir plus que l'autre, c'est tout de suite plus motivant... Mais c'est sans considérer que l'autre peut devenir soi-même. La chance tourne toujours très vite dans ces moments-là et toute l'astuce consiste à gérer ce hasard. Autant vous dire que la partie n'est pas facile.
J'avais déjà joué au Texas holden avec des amis. Mais sans de réelles mises. Cela ôte bien entendu toute cette pression car il est bien connu que la mauvaise foi nous guête d'autant plus que lorsque l'on touche à notre argent.
Je n'y avais jamais songé. J'ai testé. Je n'aime vraiment pas jouer de l'argent. Sûrement un reste de l'éducation que j'ai reçue.
Il avait tout ce qu'il fallait pour faire comme les "pros": la valise, les jetons, le talent et surtout la chance. Peu enclin à perdre ce que j'avais mis sur le tapis, je me retenais. 10 € devant moi. Des piles de jetons bleus, blancs, rouges et noirs. Tout de suite, cela confère un petit quelque chose au jeu. Lorsque le but est d'en avoir plus que l'autre, c'est tout de suite plus motivant... Mais c'est sans considérer que l'autre peut devenir soi-même. La chance tourne toujours très vite dans ces moments-là et toute l'astuce consiste à gérer ce hasard. Autant vous dire que la partie n'est pas facile.
J'avais déjà joué au Texas holden avec des amis. Mais sans de réelles mises. Cela ôte bien entendu toute cette pression car il est bien connu que la mauvaise foi nous guête d'autant plus que lorsque l'on touche à notre argent.
Je n'y avais jamais songé. J'ai testé. Je n'aime vraiment pas jouer de l'argent. Sûrement un reste de l'éducation que j'ai reçue.
mercredi 21 septembre 2005
Marketing Bac +5... toute une histoire.
Alors que je nettoyais allégrement ma boîte aux lettres du nombre incalculable des mails qui traînaient par là depuis plus de 2 ans, je suis tombé sur celui d'une personnalité de la "blogosphère"1. Cette charmante personne, après avoir feint un peu de familiarité en me disant qu'elle avait fait un stage en Allemagne lorsqu'elle était plus jeune et en invoquant une amitié commune, me proposait de tester gratuitement une nouvelle plate-forme pour blogger. Non sans ne pas avoir dit que Blogger, c'était pas bien et qu'on ne pouvait rien faire de bon là dessus... Cela dit, je constate que la plate-forme est toujours gratuite et que le nombre de fonctionnalités augmente régulièrement.
Devant tant de familiarité et de pratiques commerciales peu courantes (du moins, que je n'ai vu que peu souvent), je lui ai alors répondu gentillement. Mail qui n'a jamais eu d'écho. Même pas un "Merci d'avoir accordé un peu d'attention au produit que j'essaie de vendre comme un marchant de tapis". Alors voila, Viabloga, c'est peut être bien... Mais 5€ par mois, c'est quand même bien beurrer les épinards.
Tout ca pour dire que, ce n'est pas parce que vous lisez ces lignes qui vous me connaissez. Vous ne voyez que ce que je veux bien laisser transparaître. Pas plus. Et puis, ce n'est vraiment pas la peine de m'envoyer des mails pour me vendre vos produits... Non merci. C'est peut-être pour cela que Melle Mouche ne m'a jamais répondu. C'est vrai que les scientifiques n'ont jamais eu beaucoup de prédispositions pour la communication.
1. Bac à sable à ciel ouvert. Il est toutefois virtuel et devient le lieu incontournable de rencontres pariso-parisiennes virant parfois à l'escarmouche et aux réglements de comptes. Il ne fallait pas voler soit la pelle, soit le seau, soit le sablier de l'autre...
Devant tant de familiarité et de pratiques commerciales peu courantes (du moins, que je n'ai vu que peu souvent), je lui ai alors répondu gentillement. Mail qui n'a jamais eu d'écho. Même pas un "Merci d'avoir accordé un peu d'attention au produit que j'essaie de vendre comme un marchant de tapis". Alors voila, Viabloga, c'est peut être bien... Mais 5€ par mois, c'est quand même bien beurrer les épinards.
Tout ca pour dire que, ce n'est pas parce que vous lisez ces lignes qui vous me connaissez. Vous ne voyez que ce que je veux bien laisser transparaître. Pas plus. Et puis, ce n'est vraiment pas la peine de m'envoyer des mails pour me vendre vos produits... Non merci. C'est peut-être pour cela que Melle Mouche ne m'a jamais répondu. C'est vrai que les scientifiques n'ont jamais eu beaucoup de prédispositions pour la communication.
1. Bac à sable à ciel ouvert. Il est toutefois virtuel et devient le lieu incontournable de rencontres pariso-parisiennes virant parfois à l'escarmouche et aux réglements de comptes. Il ne fallait pas voler soit la pelle, soit le seau, soit le sablier de l'autre...
lundi 19 septembre 2005
Concert de Casseroles
Alors qu'ici, c'est la zizanie électorale, le soleil s'est bien levé comme tous les jours. Les nuages sont absents. Une bien belle journée s'annonce. Je regarde cela de très loin, impuissant, ne comprennant pas tout ce qu'il se passe autour de moi, ne voulant pas comprendre non plus. Un peu désabusé, c'est vrai. De toute façon, je ne peux rien faire face à cela. En tant qu'étranger, je ne peux que subire les résultats de ce coup de poker de Schröder. Et dire qu'il a presque réussi. Celui qui était annoncé largement perdant dans tous les sondages a surprise tout le monde en tallonnant la candidate ultra-libéro-capitaliste au faciès de bouledogue. (C'est méchant ce que je dis là??)Bref, encore une fois, on nous démontre par a+b (théréome tout aussi important que celui de la tartine1) via un petit tour par la loi de l'emmerdement maximum2 (parce que là, l'Allemagne, elle est pas dans la panade pour essayer de parler d'une seule voix au niveau mondial) que les statistiques, c'est tout ce que l'on veut sauf vrai. Il ne faut jamais croire ces instituts. Il faut dire aussi qu'il faut être très fort et avoir beaucoup d'imagination pour faire parler des chiffres. Personnellement, j'ai jamais entendu un chiffre parler!!
1. Ce thérorème dit qu'une tartine beurrée (ou avec du nutella, de la confiture, bref, l'essentiel, c'est qu'il y ait quelque chose d'un côté) tombera toujours la face beurée sur le sol. Et cela, ce n'est pas de la malchance, c'est de la mécanique. Si quelqu'un a une explication claire et concise, qu'il ne se prive pas. Sinon, je m'amuserai à faire un post là dessus. Je suis sûr qu'il pourra éclairer vos matins difficiles!
2. Aussi connue sous le nom de Loi de Murphy.
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